1 point. Après le match gagné contre Monaco 2-0, lundi soir, il reste un point à grappiller et le Stade est assuré de monter en Ligue 1. Un tout petit point, sachant qu’il reste deux matches cette saison. Autant dire que le rêve des habitués des tribunes du stade Delaune est tout prêt d’être réalisé. 33 ans: c’est le temps qu’il a fallu pour que le Stade retrouve l’élite.
Anticipation. Jean-Pierre Caillot, le président du club, a déjà commencé à préparer la saison prochaine. Et ce qui va avec. Depuis plusieurs semaines déjà, il imagine la vie des Rouge et Blanc en Ligue 1.
Prudence. L’année prochaine, Reims sera sans doute un «petit» club parmi les autres de son groupe, qui visera surtout le maintien. Les expériences d’Ajaccio et Dijon, propulsés en Ligue 1 en 2011 et qui jouent aujourd’hui le maintien, incitent à observer une prudence élémentaire. Reste « à faire bonne figure», comme l’explique le président. Pour une équipe au passé glorieux comme le Stade de Reims, ce serait bien vu. Nous, on ne dit pas non.
L’attaquant stadiste s’est surpassé contre Troyes, vendredi. En marquant dans le money time de la 33e journée de championnat, Cédric Fauré a permis aux Rouge et Blanc de remporter le derby champenois. Mais pas seulement. Ce match décisif, à cinq journées de la fin de la saison, a permis à Reims d’asseoir sa deuxième place au classement général. Sans compter le capital confiance qui est monté en flèche.
Je l’ai appris à l’occasion, il paraît que cette “figure de style” s’appelle une bicyclette… et non une retournée acrobatique. Si la nuance m’échappait encore il y a quelques jours, en tout cas, la folie qui s’est emparé du stade Delaune ce soir-là, je ne suis pas prête de l’oublier.
D’une apparente simplicité, mais tout en beauté. Lundi, Hatem Ben Arfa, qui évolue au milieu à NewCastle, a marqué contre Bolton (2-0) un but, qui peut sembler évident. Il n’en est pas moins magnifique, à mon avis. Encore une fois, l’enfant terrible laisse exploser son talent, avec peut-être au bout de ses efforts, une place pour l’Euro. Jugez vous-même.
L ‘attaquant marnais revient sur la victoire contre Le Mans, évoque son état d’esprit avant d’engager le match de ce soir contre Metz et révèle les secrets de sa coiffure.
Moral au beau fixe, mardi, lors du décrassage des Rouge et Blanc aux Thiolettes. Les Rémois ont fait leur footing dans une ambiance bonne enfant. Une décontraction qui avait déserté les rangs des joueurs depuis quelques semaines. Parmi les Rouge et Blanc, se trouvait également Cédric Fauré. L ‘attaquant marnais revient sur la victoire contre Le Mans, évoque son état d’esprit avant d’engager le match de ce soir contre Metz et révèle les secrets de sa coiffure. Le nouveau look qu’il arbore depuis quelques matches et qui n’a échappé à la sagacité d’aucun supporter! Bon match.
Le derby est maintenant derrière nous. Pour les deux clubs régionaux, l’idée est d’aller de l’avant: Sedan doit continuer sur sa lancée face à Monaco, Reims trouver une nouvelle dynamique contre Châteauroux. Il faut désormais tourner la page.
Juste avant, je me permets un dernier flash-back. Reims 1 – 2 Sedan: pour les Marnais, c’est une défaite au goût amer. Les joueurs avaient à cœur de la gagner, cette rencontre, et de faire plaisir à leurs supporters. C’est sûr, les Sedanais ont assisté à un autre match. En plus de la victoire, il est vrai que les Sangliers ont montré plus d’envie sur le terrain. Lundi soir, les supporters jubilaient et c’est bien normal.
Côté tribunes, le stade Delaune était plein comme un œuf. Je le sais. J’ai quitté exceptionnellement la tribune de presse et passé la rencontre au milieu des supporters. Un peu côté sedanais mais aussi côté rémois. Difficile de dire si l’ambiance était vraiment au rendez-vous. Après avoir interrogé ces deux supporters, je me dis qu’il manquait quand sûrement quelque chose. Comme un plat qui ne serait pas assez relevé, auquel il manque la petite touche finale qui aurait su transporter les convives dans une explosion de saveur.
Au final, je me dis que j’ai savouré, les joueurs se sont bien battus. Mais il manquait un peu de pimant, une forme de ferveur dans le stade.
Et vous, comment avez vous vécu ce derby champardennais?
«Vous vous rendez compte : on a fait le tour du monde. J’avais quinze ans…». C’est «un conte merveilleux» que raconte Ghislaine Souef, surnommée «Gigi». L’histoire des débuts du football féminin à la fin des années 60-70 à Reims.
Comment la cité des Sacres a-t-elle lancé ce sport chez les filles, ces années-là? C’est ce que vous propose de découvrir Jean-Pierre Prault, mon collègue du service des Sports, qui a consacré à cette rétrospective une double page dans le mag du dimanche de cette semaine, avec des photos d’époque et des témoignages qui rendent bien compte de l’épopée des «filles du Stade de Reims».
Cette aventure est-elle partie d’une simple lubie d’un entraîneur marnais? Pas si sûr.
«Il n’y avait pas que le
football entre nous. On improvisait
des chansons à la
guitare et on
organisait des soirées 1900 chez
Dédé Lamarche. Pierre (Geoffroy)
avait un beau brin de voix ».
Le naming, c’est cette pratique qui consiste à donner le nom d’un sponsor à un stade de football. Dans un article intutilé Le “naming”, l’avenir de Delaune et Dugauguez ? paru le 15 janvier dans les colonnes de L’union/L’Ardennais, le journaliste Alexandre Allard s’interrogeait sur l’opportunité d’y avoir recours pour les dirigeants du Stade de Reims et du CSSA. Même si les stades « Saneï Arena », « Invicta Stadium »n’existent pas encore et ne sont même pas à l’ordre du jour, le «naming» est à la mode en Europe. Une affaire de gros sous qui permet de renflouer les caisses des clubs, un argument qui n’est jamais à négliger.
Les supporters ne voient cependant pas toujours ces opérations juteuses d’un bon oeil. Surtout quand l’image du club leur paraît entachée, comme au club de Derby County, en Angleterre. Devant les protestations des tribunes, qui ne voulaient pas voir leur stade rebaptisé “Disney Stadium”, le club a renoncé à changer le nom du stade.
À Reims, les Ultrems de la tribune Jonquet sont formels. Les supporters ont profité du match Reims-Angers pour le faire savoir. À la mi-temps, ils ont déployé une banderole avec l’inscription suivante: «Le naming, on n’en veut pas. Delaune e basta». Ça a au moins le mérite d’être clair.
Des joueuses de football américain qui s’affrontent dans un stade en petite tenue… le programme a de quoi en faire rêver certains. Ce week-end, l’actu est chaude du côté de la ligue de «Lingerie football », qui va organiser ses finales de conférences. Car, la semaine prochaine, se joue la grande finale, comme un Super Bowl mais version féminine, souligne le Parisien.
La page Facebook de la ligue de«Lingerie football » comptait vendredi déjà plus de 240 000 fans. Comme les Américains, vous passionnerez-vous pour les aventures des «Los Angeles Temptation» et des «Las Vegas Sin»? Difficile d’imaginer l’équivalent en France avec le football en tout cas. La culture du sport aux États-Unis, associant grands shows et convivialité, tranche avec l’ambiance qu’on retrouve parfois dans certains stades français.
Dimanche dernier, pendant le Canal football club, l’ancien Bleu devenu consultant, Christophe Dugarry, s’est lâché sur le plateau de la chaîne cryptée. Sur un ton agressif qui ne laissait pas de place à la contradiction, l’ancien Girondin s’en est pris au patron de la Fédé, Noël Le Graët.
Au départ de cet échange vif, Dugarry reproche à l’ex-maire de Guingamp d’avoir « maintenu Raymond Domenech en 2008 (…) en préservant [ses] intérêts et ceux du conseil fédéral». En quelques minutes, la mayonnaise monte. Au point que le journaliste Hervé Mathoux a dû lui même intervenir pour tenter de ramener le calme.
En 1968, à l’heure où le football féminin renaissait de ses cendres à Reims, un sondage sur le football féminin paraissait dans les colonnes du journal l’union. Les lecteurs étaient invités à répondre à la question suivante: êtes-vous plutôt pour ou contre le football féminin?
Le résultat tombait une semaine plus tard et ne laissait aucun doute. Entre les courriers reçus et les réponses des passants, l’affaire était classée: 100% des participants étaient pour.
C’était en 1968.
En 2012, vos réponses sont-elles différentes? Pour le savoir, le plus simple est de vous poser directement la question. Qu’en pensez-vous?